Quand on cherche le nombre d’habitants à Clermont-Ferrand, on tombe vite sur des fiches Insee denses et des chiffres qui varient d’un site à l’autre. Voici l’essentiel, présenté dans l’ordre : le chiffre actuel, son évolution, puis les éléments qui l’expliquent.
Combien y a-t-il d’habitants à Clermont-Ferrand ?
Selon l’Insee, la population municipale de Clermont-Ferrand (millésime 2023, population légale en vigueur au 1er janvier 2026) se situe autour de 148 000 habitants. La commune reste ainsi la plus peuplée du Puy-de-Dôme et de l’ancienne région Auvergne, loin devant les autres villes du département. Pour le chiffre exact à l’unité près, la fiche « Dossier complet » de la commune (code 63113) sur le site de l’Insee fait foi.
Municipale ou totale : quel chiffre retenir ?
La population municipale compte les personnes dont la résidence habituelle est dans la commune. La population totale y ajoute la population comptée à part (certains étudiants logés ailleurs, personnes en internat ou en maison de retraite rattachées à une autre commune, etc.). C’est la population municipale qui sert de référence quand on parle du nombre d’habitants d’une ville.
Ce chiffre vient du recensement de la population, réalisé chaque année par sondage et publié avec un décalage de quelques années. Le « millésime 2023 » désigne l’année médiane de la période de collecte, pas la date de publication. Les Clermontois recensés aujourd’hui représentent donc une photographie légèrement antérieure à la situation réelle du jour.
Évolution de la population depuis 1968
La courbe démographique de la ville n’est pas linéaire. Clermont-Ferrand a atteint son sommet au milieu des années 1970, en pleine période industrielle portée par le pneumatique, puis a perdu des habitants pendant près de vingt ans. Depuis le début des années 2000, la tendance s’est inversée et la population remonte lentement.
| Année de recensement | Population municipale (arrondie) | Tendance |
|---|---|---|
| 1968 | environ 154 000 | Phase de croissance industrielle |
| 1975 | environ 161 000 | Pic historique |
| 1982 | environ 150 000 | Baisse, départs vers la périphérie |
| 1999 | environ 137 000 | Point bas |
| 2013 | environ 141 000 | Reprise |
| 2019 | environ 147 000 | Croissance confirmée |
| Millésime 2023 | environ 148 000 | Stabilisation à un niveau haut |
Ces valeurs sont arrondies pour rester lisibles. Elles montrent surtout que la ville a regagné une grande partie de ce qu’elle avait perdu, sans retrouver pour autant le niveau de 1975.
Densité et poids dans la métropole et l’unité urbaine

La commune s’étend sur environ 43 km². Avec un peu moins de 150 000 habitants, la densité de population dépasse 3 400 habitants au km², un niveau élevé pour une ville de cette taille et très supérieur à la moyenne du Puy-de-Dôme.
Il faut distinguer trois périmètres, souvent mélangés dans les recherches :
- la commune de Clermont-Ferrand, environ 148 000 habitants ;
- Clermont Auvergne Métropole, qui regroupe 21 communes et dépasse les 300 000 habitants ;
- l’unité urbaine, définie par la continuité du bâti, dont le périmètre est différent de celui de la métropole et qui compte elle aussi plus de 300 000 habitants.
Clermont-Ferrand pèse donc environ la moitié de la population de sa métropole. Cette proportion explique pourquoi une partie de la croissance de l’agglomération se joue en dehors des limites de la ville, dans les communes voisines plus résidentielles.
Qui sont les Clermontois ? Âge, ménages et origine
La pyramide des âges de Clermont-Ferrand est marquée par la présence massive d’étudiants. L’université, les écoles d’ingénieurs et de commerce, ainsi que les formations de santé liées au CHU, attirent chaque année des dizaines de milliers de jeunes. Les tranches d’âge de 15 à 29 ans sont donc nettement plus représentées que dans la moyenne nationale, alors que les familles avec enfants ont tendance à s’installer en périphérie.
Cette structure se retrouve dans les ménages, et elle varie aussi selon les secteurs de la ville (voir notre point sur les quartiers les plus risqués de Clermont-Ferrand). La taille moyenne des ménages est inférieure à deux personnes, et les personnes seules forment à peu près la moitié des foyers. Le parc de logements, avec beaucoup de petites surfaces et une majorité de locataires, reflète cette réalité.
Côté catégories socioprofessionnelles, on retrouve une ville de services : employés, professions intermédiaires, cadres, agents du secteur public et de la santé. L’industrie, symbolisée par Michelin, reste visible mais pèse moins qu’au siècle dernier. Quant au lieu de naissance, une part importante des habitants est née dans un autre département, signe d’une ville qui attire par ses études et ses emplois.
Naissances, décès et attractivité : ce qui fait varier la population
Deux mécanismes expliquent l’évolution d’une population : le solde naturel (naissances moins décès) et le solde migratoire (arrivées moins départs). À Clermont-Ferrand, la jeunesse de la population maintient un solde naturel positif, car les décès y sont relativement peu nombreux par rapport aux naissances. C’est lui qui soutient la croissance récente.
Le solde migratoire est plus fragile. La ville reçoit beaucoup de jeunes qui viennent étudier, mais en perd une partie quand les ménages cherchent une maison ou plus d’espace dans les communes voisines. Il se situe donc autour de l’équilibre, voire légèrement en dessous selon les périodes, ce qui n’a rien d’inhabituel pour une ville universitaire.
Idée reçue : « Clermont se vide »
Ce n’est plus vrai depuis le début des années 2000. La ville a perdu des habitants de 1975 à 1999, mais elle en regagne depuis, grâce au solde naturel. Elle n’a simplement pas retrouvé son niveau record.
Sources et mise à jour des chiffres

Les chiffres officiels proviennent de l’Insee, qui publie chaque année les populations légales de toutes les communes de France, comme on peut le voir dans notre analyse sur la population et les chiffres clés de Toulouse. Ce sont ces données que reprennent la mairie, la métropole, Wikipédia et la plupart des sites de statistiques locales. Si deux sites affichent des chiffres légèrement différents, c’est presque toujours une question de millésime ou de périmètre (commune, métropole, unité urbaine).
Pour vérifier un chiffre, regardez toujours trois éléments : le millésime, la mention « population municipale » ou « population totale », et le territoire concerné. Les nouvelles populations légales sont publiées en fin d’année, avec une date de référence fixée au 1er janvier de l’année suivante, ce qui explique que le millésime 2023 serve de base en 2026.
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