La question paraît anodine, mais elle prête souvent à confusion. Dubaï est une ville, mais aussi un émirat, et ses habitants ne portent pas tous la même nationalité. Voici le terme à employer, ses variantes et les nuances qui évitent les erreurs.
Comment appelle-t-on les habitants de Dubaï ? La réponse en bref
Les habitants de Dubaï s’appellent les Dubaïotes. C’est le gentilé le plus courant en français, construit sur le même modèle que « Chypriote » ou « Cypriote ». Il désigne toute personne qui vit à Dubaï, quelle que soit sa nationalité.
On rencontre aussi la forme « Dubaïens », plus rare, mais comprise de tous. Quant aux Émiratis, ce sont les ressortissants des Émirats arabes unis, un autre sujet que nous détaillons plus bas.
Réponse express : un lieu de vie, pas une nationalité
Dubaïote renvoie à la résidence, Émirati renvoie à la nationalité. Un Indien installé à Dubaï depuis dix ans est un Dubaïote, mais pas un Émirati.
Dubaïotes ou Dubaïens : quelle forme utiliser ?
Aucun texte officiel ne fixe ce gentilé en français, car il ne figure pas dans tous les dictionnaires. L’usage a tranché en faveur de « Dubaïotes », que l’on lit dans la presse, les guides de voyage et les témoignages d’expatriés. La finale en « -ote » est une formation courante pour les noms de lieux d’origine étrangère.
« Dubaïens » n’est pas une faute, c’est une variante calquée sur des gentilés comme « Parisiens ». Vous pouvez l’employer sans risque à l’oral. À l’écrit, privilégiez Dubaïotes, plus répandu, et gardez la même forme tout au long d’un texte pour rester cohérent.
L’orthographe compte aussi : le tréma sur le « i » est conservé (Dubaïote, et non « Dubaiote »), comme dans « Dubaï » lui-même.
Dubaïotes, Émiratis, expatriés : ne pas tout confondre

Le vocabulaire se brouille vite parce que trois notions se superposent : le lieu de résidence, la nationalité et le statut de résident. Le tableau ci-dessous les distingue.
| Terme | Ce qu’il désigne | Critère |
|---|---|---|
| Dubaïotes | Les habitants de la ville et de l’émirat | Lieu de résidence |
| Émiratis | Les citoyens des Émirats arabes unis | Nationalité |
| Expatriés | Les étrangers qui vivent et travaillent sur place | Statut de résident |
Émiratis : la nationalité des Émirats arabes unis
Les Émiratis sont les citoyens des Émirats arabes unis, une fédération de sept émirats dont Abou Dabi est la capitale et Dubaï la ville la plus connue. On trouve parfois la forme « Émiriens », employée en français pour désigner les mêmes personnes, mais « Émiratis » domine nettement. Un Émirati peut venir de Dubaï, d’Abou Dabi, de Charjah ou de n’importe quel autre émirat.
Un Émirati qui vit à Dubaï est donc à la fois Dubaïote et Émirati. À l’inverse, un Émirati d’Abou Dabi n’est pas un Dubaïote tant qu’il n’habite pas dans l’émirat de Dubaï.
Résidents étrangers : qui vit réellement à Dubaï ?
La grande majorité des résidents ne détient pas la nationalité émiratie. Ils sont arrivés pour travailler dans la construction, la finance, le tourisme, l’aviation ou les services. Le mot « expatriés » les désigne dans l’usage courant, même si beaucoup vivent sur place depuis des années, voire y sont nés.
Ces résidents obtiennent un visa lié à leur emploi, à un investissement ou à un statut de résident de longue durée. Ils n’accèdent pas automatiquement à la citoyenneté, ce qui explique pourquoi le gentilé « Dubaïote » reste un terme géographique plus qu’identitaire.
Qui sont les habitants de Dubaï ? Population et langues
La population de Dubaï dépasse les 3,6 millions de personnes selon le Dubai Statistics Center (chiffres de 2024), et elle continue de croître. Les Émiratis n’en représentent qu’une petite part, de l’ordre de 10 % ou moins, d’après les estimations disponibles, car les chiffres officiels détaillés par nationalité sont peu publiés. Le reste est composé de résidents venus du monde entier.
Les communautés les plus nombreuses viennent d’Asie du Sud : Inde, Pakistan, Bangladesh. S’y ajoutent des Philippins, des Égyptiens, des Britanniques, des Français et bien d’autres nationalités. Cette démographie très internationale fait de Dubaï une métropole où le multiculturalisme est une réalité quotidienne.
Côté langues, l’arabe est la langue officielle, mais l’anglais sert de langue commune dans les commerces, les bureaux et l’administration. On entend aussi beaucoup de hindi, d’ourdou, de malayalam, de tagalog ou de bengali dans les rues et sur les lieux de travail.
Cette composition remonte à l’histoire récente de la ville. Au XXe siècle, Dubaï était un port de commerce et de pêche, et ses habitants vivaient du négoce et des pêcheurs de perles. Le pétrole, puis la diversification économique, ont transformé un petit émirat en centre mondial, en attirant des travailleurs du monde entier.
Quel terme employer selon le contexte ?
Pour parler de n’importe quelle personne qui habite dans la ville, « Dubaïote » convient. Pour évoquer des citoyens des Émirats arabes unis, employez « Émiratis » et précisez, si besoin, de quel émirat ils viennent. Pour désigner les étrangers installés sur place, « expatriés » ou « résidents » est plus juste.
Dans un texte sur la culture ou les traditions locales, mieux vaut parler d’Émiratis, car les coutumes, le vêtement traditionnel ou la gastronomie relèvent de la culture émiratie, pas de la simple résidence. En revanche, pour un article sur le coût de la vie, les transports ou le logement, « Dubaïotes » est le terme naturel.
Questions fréquentes

Quel est le gentilé officiel des habitants de Dubaï ?
Il n’existe pas de gentilé officiel fixé par une institution française. « Dubaïotes » est la forme la plus utilisée et la plus recommandée.
« Dubaïens » est-il correct ?
Oui, c’est une variante compréhensible et que l’on rencontre dans certains médias. Elle reste moins courante que « Dubaïotes ».
Un expatrié installé à Dubaï est-il un Émirati ?
Non. Il est Dubaïote par sa résidence, mais garde sa nationalité d’origine. La citoyenneté émiratie s’obtient très rarement et selon des critères stricts.
Les habitants d’Abou Dabi sont-ils aussi des Dubaïotes ?
Non. Les habitants d’Abou Dabi se désignent par le nom de leur ville. Ils peuvent être Émiratis ou étrangers, mais pas Dubaïotes.
Hari partage son amour du jardin à travers des articles clairs et pratiques, pensés pour guider chaque lecteur pas à pas. Avec une écriture simple et précise, elle partage des repères pratiques sur les plantes, le potager et l’entretien du jardin, pour aider chacun à cultiver un espace verdoyant et inspirant.

